La fragmentation du corps chez Gisèle Prassinos, Joyce Mansour, Annie Le Brun, Claude Cahun et Valentine Penrose : esquisse d’un corps surréaliste

Cinq artistes, cinq représentations fragmentées des corps. Claude Cahun, Gisèle Prassinos, Valentine Penrose, Joyce Mansour et Annie Le Brun sont autant d’autrices, et d’artistes pour certaines, ayant exercé tout au long du mouvement surréaliste, et dont les œuvres font la part belle au corps. Elles font partie d’un corpus de dix autrices étudié dans le cadre de la thèse d’Eva Morant sur les écritures du corps dans la poésie surréaliste féminine.

  • La fragmentation du corps chez Prassinos donne à voir un corps étrange, presque inquiétant par sa décomposition et son morcellement.
  • Chez Mansour, elle est particulièrement liée à la violence (de l’amour, de la mort, du désir, violence du corps malmené, déchiré).
  • Annie Le Brun l’utilise pour lier corps et langage via des jeux de mots et de formulations physiquement ancrés, permettant à la langue de s’incarner et à la poésie de se corporiser.
  • Du côté de l’image, Penrose et Cahun fragmentent elles aussi le corps, utilisant le collage pour le disséquer membre par membre afin de mieux le recomposer, parfois, ou l’éclater, souvent.

Le fragment semble, chez ces cinq artistes, au service d’une vision du corps bien spécifique à chacune, formant ce que l’on pourrait appeler « un corps surréaliste au féminin ».

Date(s) début - fin
-
Lieu
Université de Lorraine - Metz - Campus Saulcy - Espace Rabelais - Salle des thèses
Organisateur(s)
Eva Morant