L’histoire dans le roman postcolonial contemporain : fragment ou fresque

Le traitement de l’histoire dans le roman postcolonial fait apparaître une oscillation entre le désir de grands récits synthétiques, sur le mode de la fresque, et, plus fréquemment, une mise en scène construite sur l’agencement de fragments, dont l’image serait le vitrail. Nous nous interrogerons sur ces schémas narratifs et la vision de l’histoire et le rôle du roman qu’ils transmettent. Nous verrons comment la fragmentation du temps, inhérente à tout traitement historique, est, dans le cadre romanesque, reprise, réorientée, et comment diverses périodisations s’en trouvent superposées. Les œuvres de références seront issues de l’Afrique (Alain Mabanckou, Les cigognes sont immortelles, Dibakana Mankessi, Le psychanalyste de Brazzaville, Tierno Monenambo, Peuls, Nétonon Noël Ndjékéry, Il n’y a pas d’arc-en-ciel au paradis), d’Egypte (Alaa el Aswany, Au soir d’Alexandrie) et de Madagascar (Raharimanana, Nour, 1947). 

Date(s) début - fin
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Lieu
Metz - Espace Rabelais - Salle des thèses 2e étage
Organisateur(s)
Dominique Ranaivoson