"Du greenwashing à l’éco-anxiété : éco-néologismes dans les discours anglophones, hispanophones et francophones "
JULIA BRENNSTUHL
Nom (lien)
Directeur(s) de thèse
Stéphane OURY (UL, Ecritures) et Adam WILSON (UL, IDEA)
Résumé

À l’heure où la crise climatique redéfinit les priorités sociétales à l’échelle mondiale, les langues évoluent pour rendre compte de ces transformations et en façonner les représentations. L’apparition de néologismes liés à l’écologie constitue l’un des marqueurs lexicaux de cette reconfiguration des discours. Cette thèse propose d’analyser cette évolution du lexique, et plus précisément ce que je dénommerai les « éco-néologismes » apparus depuis 2015, année de l’Accord de Paris, en croisant l’analyse de trois langues (anglais, espagnol, français) et plusieurs types de discours (scientifiques, institutionnels, médiatiques). 

Prenant appui sur un corpus multilingue et diversifié (articles scientifiques, presse en ligne, dictionnaires, textes institutionnels), cette recherche articule des perspectives linguistiques, lexicologiques, métalexicographiques et sociolinguistiques afin d’explorer la manière dont ces néologismes, qu’ils soient de forme ou de sens, émergent, circulent et s’intègrent dans les différents discours et dans les dictionnaires de langue générale. Elle interroge la manière dont ces créations lexicales accompagnent, reflètent ou influencent les représentations et les actions face au changement climatique. 

L’analyse mobilisera des méthodes quantitatives (fréquences, évolution diachronique, taux d’intégration) et qualitatives (contextes d’emploi, registres, fonctions communicatives), dans une perspective contrastive. Une attention particulière sera accordée aux transferts interlinguistiques, notamment à l’influence de l’anglais dans la formation et la diffusion des néologismes. En étudiant les parcours et les usages des éco-néologismes, cette recherche contribuera à une meilleure compréhension des enjeux lexicaux au cœur de la transition écologique.